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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 19:54

Chargé d’arias tel madone

Le jour se lève un après-midi

Travesti pour une nuit tombée

D’on ne sait quelle étoile

D’on ne sait quel demi-rêve

D’un voyage sans retour

 

Les lampes briquées se chargent

De le cracher sur la grève

À peine ses couleurs hissées

Soupirant le bonheur plombé,

Feint désir mourant, si tôt dit

Si tôt défait, puis qui l’abandonne

 

Changer de peau trace l’interdit

Sur ses veines, déroute sa carte,

Découche plus loin défait son lit…

Puis, il dit : « Tu deviens quoi ces temps-ci ? »

J’aimerais pourtant si tu vas encore aussi

Assez mieux, à l’abri des coups, plus doux.

 

Petit tapin saoul à la peau tavelée,

En qui les nuits longues s’écartent

Tu te vois tant arpenter pour rien

Les riens qui ne pourront jamais monter au jour ;

Il ne te reste au creux du corps en sursis

Que cette fierté de ne t’être pas menti.

 

Que sauver, souvenir de la nuit

Laissant les draps tirés pour une rare fois ?

Boitillant sur une talonnette cassée,

L’autre vie paye tout et part dans premier train

Pour mieux revenir comme barbe au matin :

Lever de rideau sur nos ères de la maldonne,

Diva et divans sous des vrais airs de fausse madone.

Published by le babel
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